La question est mal posée neuf fois sur dix. « Quelle est la meilleure solution » n'a pas de réponse ; « quelle solution pour une activité comme la mienne, avec ce budget et ce niveau d'autonomie » en a une, et elle est souvent contre-intuitive.
Les constructeurs en ligne
Wix, Squarespace, Shopify et leurs équivalents. Vous louez un outil complet : hébergement, éditeur, mises à jour, support. Rien à administrer.
C'est le bon choix, sans hésitation, dans un cas précis : vous démarrez, vous avez besoin d'exister en ligne cette semaine, et personne ne va s'occuper du site après. Le mauvais conseil consiste à en dissuader quelqu'un dont c'est exactement la situation.
Les limites arrivent plus tard, et elles sont réelles. Vous ne partez pas avec votre site : il n'est pas exportable, changer d'outil signifie tout refaire. Les performances plafonnent, parce que vous chargez un moteur générique conçu pour tous les cas. Et le loyer mensuel finit, sur cinq ans, par dépasser ce qu'aurait coûté un site à vous.
WordPress
Environ deux sites sur cinq dans le monde. Un socle libre, gratuit, extensible à l'infini, avec un écosystème que rien n'égale. Et une réputation exécrable, presque toujours méritée par la manière dont il est utilisé plutôt que par l'outil lui-même.
Ce qui rend un WordPress mauvais est identifiable : un thème acheté générique, un constructeur visuel empilé par-dessus, trente extensions dont douze font la même chose, et personne pour appliquer les mises à jour de sécurité. Chacun de ces choix est évitable.
Bien mis en œuvre — thème sur-mesure, extensions comptées, hébergement correct, maintenance suivie — WordPress reste imbattable dès qu'il y a du contenu à publier régulièrement et plusieurs personnes pour le faire.
Le sur-mesure
Un site développé pour vous, sans socle générique. C'est plus cher à produire, et il faut être honnête sur ce que ça achète : de la performance, parce que rien d'inutile n'est chargé ; une liberté totale de design, parce qu'aucun gabarit ne contraint la mise en page ; et un site dont le code vous appartient.
Il existe aussi une voie intermédiaire, souvent la meilleure des trois : garder WordPress comme interface d'administration — celle que vos équipes connaissent — et servir les pages avec un front développé sur-mesure. On conserve le confort de publication et on gagne la vitesse. C'est la configuration que nous recommandons le plus souvent.
Les questions qui décident vraiment
- 01Qui mettra le site à jour, et combien de fois par mois ? Si la réponse est « personne, jamais », le sur-mesure est un mauvais investissement.
- 02Le site doit-il vendre, ou rassurer ? Un site qui encaisse justifie un budget que ne justifie pas une vitrine de trois pages.
- 03Combien de visiteurs, sur quel appareil ? Une audience à quatre-vingts pour cent mobile change entièrement les priorités techniques.
- 04Sur quel délai ? Trois semaines et trois mois ne mènent pas au même choix, et prétendre le contraire est malhonnête.
- 05Que se passe-t-il si le prestataire disparaît ? C'est la question qu'on ne pose jamais, et c'est celle qui coûte le plus cher.
Ce qui ne dépend pas de la solution
Le référencement, notamment. Les trois solutions permettent d'être bien positionné, et aucune ne le garantit. Ce qui décide, ce sont la qualité du contenu, la vitesse d'affichage et les liens qui pointent vers vous — pas le nom de l'outil. Quiconque vous vend une technologie « meilleure pour le SEO » vend un argument, pas un résultat.
Création de site à AjaccioL'approche sur-mesure appliquée au marché ajaccien, où toute la concurrence utilise le même modèle.La meilleure solution est celle que vous serez encore capable de faire vivre dans deux ans.
Écrit par l'équipe PsoomStudio. Une question sur ce sujet ? Écrivez-nous.